Avancer au hasard, c'est faire un peu de tout sans savoir ce qui amène des clientes. Une coach en leadership qui démarre règle ça avec une stratégie tenue sur une page : une personne, un problème, une offre, un canal et un rendez-vous hebdomadaire avec sa prospection. Tout le reste attend la fin du trimestre.
Pourquoi tu avances au hasard, et ce que ça te coûte
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Une stratégie de coach en leadership est une suite de décisions prises une seule fois, qui dit à qui tu parles, ce que tu vends et par où les demandes arrivent. Tant que ces décisions ne sont pas écrites, chaque semaine repart de zéro.
Regarde ce que tu as fait depuis ton lancement. Tu as terminé ta certification. Tu as refait ton profil LinkedIn. Tu as publié trois fois, puis plus rien pendant un mois. Tu as pris un café avec deux anciennes collègues. Tu as pensé à un atelier, puis tu as hésité sur le prix. Chacune de ces actions est bonne. Aucune ne s'enchaîne avec la suivante.
C'est ça, le hasard : pas un manque d'idées, mais un trop-plein de directions ouvertes en même temps. Le coût est double. D'abord, tu ne peux pas savoir ce qui marche, parce que rien n'a duré assez longtemps pour être jugé. Ensuite, le doute s'installe : plus tu doutes, plus tu changes de direction, et plus tu changes, moins tu peux juger. Le hasard se nourrit de lui-même.
Les cinq décisions qui tiennent sur une page
Une stratégie qui ne tient pas sur une page n'est pas une stratégie, c'est une liste de souhaits. Voici les cinq lignes à écrire, dans cet ordre.
Une personne. Pas « les managers » ni « les dirigeantes ». Une situation précise. La responsable d'équipe qui vient d'être promue et qui n'ose pas recadrer. Celle qui vise un poste de direction et se tait en comité. Celle qui revient de congé et se sent dépassée par une équipe qui a changé. Critère de choix : la personne dont tu as vécu le problème, ou que tu as déjà aidée, même gratuitement.
Un problème, avec ses mots à elle. Elle ne dit pas « développer mon leadership authentique ». Elle dit « je n'arrive pas à m'imposer », « je prends tout sur moi », « je veux évoluer sans devenir quelqu'un que je ne suis pas ». Ces phrases vont dans ton profil, tes messages, ton appel découverte.
Une offre. Un accompagnement dans la durée, pas une séance. Cette cliente finance elle-même : elle a besoin d'un début, d'une fin et d'un résultat qu'elle pourra raconter. « Dans trois mois, tu mènes ton entretien annuel sans trembler » se vend. « Des séances de coaching » ne se vend pas.
Un canal. Là où cette personne est déjà, et où tu as déjà des contacts. Pour une coach en leadership, c'est souvent LinkedIn et le réseau des anciennes collègues. Un seul canal, tenu un trimestre. Le critère n'est pas celui qui te fait rêver, c'est celui où quelqu'un te répond déjà.
Un rendez-vous hebdomadaire. Un créneau bloqué dans ton agenda, le même chaque semaine, réservé à la prospection : écrire, relancer, proposer un appel. Ce qui n'a pas de créneau n'existe pas. Si tu démarres encore à côté d'un poste, deux heures le même soir suffisent pour commencer, à condition qu'elles ne sautent jamais.
Comment tenir ta stratégie un trimestre sans la changer
Le piège arrive à la troisième semaine. Aucune cliente signée, tu te dis que LinkedIn ne marche pas, tu ouvres un compte ailleurs. Changer de canal toutes les trois semaines, c'est recommencer un trimestre à chaque fois.
Un canal met du temps à rendre. Les premières réponses arrivent avant les premiers appels, et les premiers appels avant les premières signatures. Si tu juges ta stratégie sur les signatures dès le premier mois, tu la juges sur la dernière étape alors que la première commence à peine.
Ce que tu regardes chaque semaine, dans un carnet ou une page de ton CRM : qui t'a répondu, à quel message, et ce que la personne a dit. Ce que tu peux ajuster en cours de route : les mots. Un message qui ne reçoit aucune réponse se réécrit. Ce que tu ne touches pas avant la fin du trimestre : la personne, l'offre, le canal.
À la fin du trimestre, tu décides avec ce que tu as noté. Des conversations, mais pas d'appels : ton message n'amène pas vers une proposition d'appel, retravaille la fin de tes échanges. Des appels, mais pas de signatures : ton offre ou ton appel découverte sont à revoir. Ni conversations ni réponses : la personne ou le canal sont mal choisis. Dans tous les cas, tu changes une seule des cinq décisions, jamais les cinq ensemble. Sinon tu reviens au hasard.
Par quoi commencer cette semaine
Prends une feuille et écris les cinq lignes. Si une ligne reste vide, c'est là que tu avances au hasard, et c'est la seule chose à régler maintenant.
Puis bloque ton créneau hebdomadaire pour les douze prochaines semaines, avant d'écrire le moindre message. Enfin, liste dix personnes qui correspondent à ta ligne « une personne » et que tu connais déjà, même de loin. Ta première semaine de prospection consiste à leur écrire, une par une, avec ses mots à elle.
Une coach en leadership n'a pas besoin de faire plus. Elle a besoin que les mêmes gestes se répètent assez longtemps pour produire des demandes.
Si tu veux poser ces cinq décisions avec quelqu'un qui l'a déjà fait pour des coachs comme toi, tu peux réserver un appel.



